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Ce qu’on a de meilleur aux Éditions de la Saillante

Face À ceux et celles pour qui c’est le premier matin : les  amours on laisse de côté le réveil stressé. Ce n’est pas la  peine de se violenter, ce n’est pas la peine de se botter le  cul, on ne se fait pas tomber du lit, on y va gentiment, avec soi, avec son corps, on laisse les rêves repartir tranquillement, à leur rythme… Allez-y… Laissez-les s’en aller… Sans les effrayer… Voilà… Et maintenant on s’étire, on s’étire avec douceur. On embrasse celle ou celui qui est allongé à côté de soi. Et on se lève… Voilà… Si vous n’avez encore rien dit, commencez votre journée par un « je t’aime ». À soi à l’autre à cette nouvelle journée qui commence. Faites de ces mots vos premières paroles… Allez… Dites-le… « Je t’aime »… Voilà… C’est simple, c’est tout simple, et ça change tout. « Je t’aime ». Encore. « Je t’aime ». Voilà… Les amours vous avez encore le temps d’enfiler deux trois fringues, couvrez-vous bien dehors ça pique, et sortez, remplissez-vous de ces minutes de beauté gratuite. Musique. Une pensée pour notre ami Dimitri qui est toujours dans le coma. Flics ou promoteurs ses agresseurs l’ont laissé sur le bord de la route, sans connaissance, sous l’orage. Les amours malgré la violence et les intimidations nous répétons que nous n’abandonnerons pas la forêt, nous répétons que nous n’abandonnerons pas nos fermes, nous répétons que nous n’abandonnerons pas nos maisons, ni nos terrains, ni nos jardins, ni nos squats. Nous répétons que face aux prédateurs se cultivent ici les seules richesses qui vaillent : le partage et l’entraide.

La Chaine – Éditions d’ores et déjà

index » Alors ? Ton premier jour ? Tu ne nous as pas raconté ton premier jour ? Dis-le-nous comment ça s’est passé « .

La brutalité des rapports sociaux imagée par et à travers un premier jour à l’usine. Un premier jour non allégorique, un premier jour comme autant de réalités propres au monde du travail. Les foules avilies sont ici préfigurées par l’ouvrier bafoué, ce travailleur nié au plus profond de son être. Ainsi les contours de la subordination et du mépris se dessinent au fil d’une théàtralité ciselée, brute. Ludovic Pouzerate met le système à nu, sans pudeur, les affres se mêlent au désir, celui de repenser un tout.

Maintient du désordre / Revue Théâtre Public N°224

Ce numéro 224 interroge le théâtre contemporain à travers le prisme du pouvoir : les formes diverses qu’il prend, la façon dont il s’organise, dont il se subit, les non-dits et les dénis, ce qu’il arrive à produire mais aussi ce qu’il empêche… Ce dossier explore ainsi les rapports de pouvoir et de domination au coeur même des enjeux de création, de production, de représentation, de réception. Pour cela, il se compose principalement d’invitations faites à celles et ceux qui pratiquent l’art du théâtre.

Comme l’herbe / Théâtre Public N° 184

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« L’objet de cette étude, ce sont les écritures scéniques dans ce qu’elles ont de plus novateur : des propositions, textuelles ou non textuelles, qui interrogent le théâtre et l’obligent à se réinventer dans ses modes de représentation. Pour circonscrire ma démarche, je me suis concentrée essentiellement sur la sphère des auteurs français vivants, en incluant dans l’analyse des chorégraphes, tant les frontières entre art dramatique et chorégraphie sont devenues perméables au cours des précédentes décennies et tant ces deux arts se nourrissent l’un de l’autre.

Grands Espaces / Revue le bruit du monde N°1

a » En fait je ne suis pas petit. En fait je ne suis pas le seul. En fait nous sommes beaucoup de fous. En fait j’ai oublié mon nom. Déchiré mes contrats. Perdu mes matricules. La vie vaut mieux que ça. Nous sommes plus beaux que ça. Nous sommes plus grands surtout. »